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jeudi 2 septembre 2010

Qui est le miroir de l'autre ?



Drôle d'endroit pour une rencontre ! Je gardais un très mauvais souvenir des visites de zoo, mon premier doudou arraché par des babouins après avoir été lancé en pâture par ma petite soeur, inconsciente du mal qu'elle faisait. Le jardin des plantes et ses animaux mal soignés, le zoo de Vincennes, mal entretenu. Mais surtout l'impression terrible d'enfermement qui se dégage de ces lieux d'inventaire. 



Évidemment, certaine personne me diront que les enfants peuvent ainsi découvrir "le vivant", le monde sauvage à leur portée, le safari photo au pied de chez vous.  



C'est vrai , Basile a passé une très belle journée, rencontrant pour la première fois, après avoir lu tant de livres depuis quatre ans sur les animaux, les éléphants et leurs trompes magiques, la puissance du jaguar, le flegme du roi lion, les jeux des otaries,

 

le vol des condors, la beauté des zèbres et girafes réunis, les tortues et anacondas du vivarium, inquiétants, les petits koalas, les gorilles et orang-outans de chaque côté d'une allée.





Et oui, quatre mille animaux au zoo de Saint Aignan, plutôt bien paysagé,  entretenu et des animaux en bonne santé avec de l'espace. Presque bluffé par tant d'humanité. Au fil de la journée, une question me taraudait quand même l'esprit devant ces corps emprisonnés et ces regards parfois moqueur, parfois triste ou perdu. " qui regarde l'autre" ? 



Tout reste à démontrer car dans une époque où la nature est bafouée, ou les parcs d'attraction se multiplient, l'homme aurait peut être besoin de prendre racine pour éprouver la nature du terrain qu'il foule au quotidien.






lundi 14 juin 2010

Nos amis....



Estivales photographiques du Trégor

Glanées en chemin, du Japon au Brésil, de Dakar à Denver, quelques amis figés dans la pierre ,le stuc ou topiaires représentés le long des routes ou trônant sur un piédestal. Cette série d'images, baptisée "Homanimus" sera exposée en bonne compagnie (Giacomo Brunelli, Eric Garault, Martine Roch, Isabelle Souriment et Michel Van den Eeckhoudt) au 32 ème Estivales Photographiques du Trégor, L'Imagerie du 26/06 au 02/10, 19 rue Jean Savidan, 22300 Lannion




Homanimus

L’ours en blanc perdu sur un pôle nord réchauffé, un thon rouge décimé par une demande exponentielle de sushi japonais, des rhinocéros victimes de leurs cornes sacrés, l’homme cultive un rapport étrange avec l’animal, dominant, chasseur voir exterminateur.

Depuis la nuit des temps, l’homme représente l’animal sous forme de peinture notamment à Lascaux, déifie en Egypte, devient totémiste, sculpte des masques en Afrique pour éloigner sa peur et ses angoisses. Au cours de mes voyages, j’ai glané des images, étranges, humoristiques, tendres et ironiques sur ces représentations de l’animal sous toutes ses formes. D’une cabine téléphonique représentant un coq au Brésil au pédalo cygne, près du Mont Fuji au Japon, d’une pancarte en plein désert indiquant la présence hypothétique d’un rhinocéros au Sénégal, au Lion perdu sur un parking à Denver, USA. Ces dernières années, j’ai remarqué, peut être par effet de mode, l’apparition d’êtres hybrides, dans les vitrines des magasins, des mannequins aux corps d’hommes et à tête d’animal, homme cerf, femme lionne. Les peluches restant le domaine de prédilection pour représenter le monde animal, le lapin en grand vainqueur avec l’ours brun ! La confrontation des images produites, construit un zoo fantastique, anticipant un monde où l’animal aurait disparu pour n’être plus qu’un souvenir pour parc d’attraction

Bertrand Desprez






J'animerai un stage "Marcher, créer" du 9 au 12/08



http://imagerie-lannion.com


© bertrand desprez, texte et images

vendredi 26 février 2010

Le premier voyage d'une coccinelle





Jérome était allongé sur une feuille de laurier, attendant un premier rayon de soleil pour sécher ses ailes et s'envoler vers de nouvelles aventures.

Basile jonglait avec son père, trois balles jaunes tournoyaient dans les airs pour retomber dans leurs paumes. Mais l'une d'elle s'échappât pour atterrir juste à côté de Jérome. Il aurait aimé jouer avec ses deux géants mais ses ailes étaient vraiment trempées.

Mais quand Basile s'approcha de la balle , il ouvrit grand la bouche " une coccinelle, papa !". Ni une, ni deux, d'une main experte il invita Jérome à partager ce nouveau terrain de jeu, les cinq doigts comme un grand huit . Jérome trouva l'idée géniale, je monte sur l'index, je redescends sur le majeur, je remonte le poignet et grimpe sur l'auriculaire, génial ce jeu. Basile grimpa à l'échelle puis glissa à plat ventre sur le tobbogan, Jérome partit en chute libre, pour se retrouver complètement tête bêche sans cette main protectrice.

Basile eut très peur d'avoir perdu son ami mais il finit par le retrouver sur le côté droit du tobbogan. "Dit papa, pourquoi il m'aime bien Jérome" demanda Basile. "parce que tu es gentil" répondit son père. Nous allons inviter Jérome à la maison. Et c'est ainsi qu'après avoir grimper les cinq étages, notre ami s'installa sur le balcon, attendant les premières fleurs du printemps. Et tous les matin, Basile lui prépare un petit chocolat et deux miettes de croissant.