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vendredi 26 novembre 2010

Monocycle, un art de vivre...




© bertrand desprez
cirque Morallès  © bertrand desprez 


Tout est affaire de décors, changer de vie, changer de...bicyclette. Une roue s'échappe, le guidon décolle, les freins disparaissent, le monocycle surgit comme un pur-sang dans la pampa. Chevaucher la bête demande un apprentissage assidu, un équilibre certain, des chutes agaçantes, pour enfin s'élancer vers l'aventure les bras libre et le coeur battant 

 En parcourant les sites internet, on trouve des vidéos, des images complètement folles, on joue au basket en monocycle, on peut descendre des montagnes sur un pneu trail. Certains organisent des courses avec des roues de 90, incroyable... 

Mais le plus fou, ceux sont les riders urbains, descendant des escalier, roulant sur des rampes de 5 cm de large, bref du free style, un cirque permanent. Etre en équilibre...un art de vivre

Bertrand Desprez, monocycliste-photographe

Didier Mugica  © bertrand desprez




















samedi 6 novembre 2010

"La Famille Morallès"



le chapiteau Morallès    © bertrand desprez
Archive Famille Moralles


Impossible de résumer cette histoire de famille, il faut aller sur leur site et se laisser embarquer sous le grand chapiteau,  la famille Morallès c'est la grande aventure du cirque, l'émotion des funambules, la folie des trapèzes volants, le ballet des monocycles, une musique envoûtante !

Mais reprenons l'histoire ou plutôt l'arbre généalogique ...
© bertrand desprez

Firmin  © bertrand desprez

 ©Archive  Famille Morallès


Didier & Marius    © bertrand desprez

Tout d'abord Monique et Christian, les fondateurs, autodidactes, ils se lancent dans l'aventure circassienne, équilibriste sur chaise ou lanceur de couteau, ils font le ravissement du public au quatre coins de la France, des oeuvres laïques aux MJC.

© archive famille Morallès

Puis les enfants naissent, Sylvie, Carole, Didier et Julien. Rapidement ils intègrent les spectacles.
Les années 80 sont plus difficiles et le cirque Morallès disparait  pour mieux renaître en 1997.

C'est la "Grande Famille", découverte à Auxerre vers la fin de la tournée qui m'a accueilli avec chaleur et enthousiasme. Le cercle familial s'est élargit avec les conjoints, musiciens et circassiens venus d'horizon différents, Gino marié à Carole, Bernard  à Sylvie et Hélène à Didier. Monique supervisant toute la troupe. Un coup d'oeil à chaque représentation pour dire les mots justes à chaque enfant ou petit-enfant. Voir monter le chapiteau est un spectacle à part entière, aidés d'une douzaine de paire de bras supplémentaires, les Moralles dirigent l'orchestre ! Les mats se dressent, les bâches se tendent et les gradins se montent en quelques heures, un exploit répété dans chaque ville.
Les caravanes entourent le chapiteau, une institutrice, Céline (blog) encadre les enfants, de la maternelle au collège !La récréation se déroule en joute sur monocycle...Augustin, Léon, Firmin, Marius, Gabrielle et Hubert complètent l'arbre généalogique.
Chaque soir, une représentation, quelques journée de repos puis démontage. En route pour une autre ville, une autre aventure.




Didier   © bertrand desprez




Anaïs           © bertrand desprez
Augustin   © bertrand desprez
Hubert et Gino  © bertrand desprez

cirque Morallès
Michto  © bertrand desprez
Michto, cirque Morallès    © bertrand desprez


cirque Morallès     © bertrand desprez



"POUR VIVRE HEUREUX, PRENONS LE PARTI D'EN RIRE !"

« Ce qui n’est pas donné est perdu », proverbe gitan auquel la famille Morallès s’identifie depuis toujours. Elle y puise son originalité, sa force, son pouvoir d’émerveillement.


Michto, Anaïs  © bertrand desprez
© bertrand desprez
Michto  © bertrand desprez
le final  © bertrand desprez

© bertrand desprez
Voilà, Michto a fini sa tournée avec un succès retentissant. Voilà quelques images, malheureusement sans l'univers sonore ! Car chez les Moralles, la musique donne le ton. La batterie de Bernard, le saxophone de Didier, l'accordéon de Gino, le violon d'Anaïs, les tableaux s'enchaînent sur un rythme soutenu, entre cabaret, cirque et théâtre. A la croisée des chemins pour une famille qui aime brasser les genres, croiser les rencontres surprenantes tout en gardant les fondamentaux du cirque. Un chapiteau accueillant, des acrobaties vertigineuses, jonglages étourdissants, dressages fantaisistes et humour joyeux, sans oublier une scénographie lumineuse, le public applaudit les artistes. Un moment partagé, riche en émotions partagées.  


Avec : Bastian Berrocal Mestre, Bernard Delaire, Sylvie Delaire, Carole Guibe, Claude Guibe, Gabrielle Guibe, Johanna Mazoyer, Augustin Mugica, Didier Mugica, Hélène Mugica, Léon Mugica, Anaïs Raphel | Mise En Scène : Serge Dangleterre | Scénographie : Kham-lhane Phu | Couturière : Mamie Monique | Technique : Laurent Brimant, Patrick Chaillou, Guy Moreau



hubert      © bertrand desprez
montage du chapiteau © bertrand desprez
dressage de fauves   © bertrand desprez
le chapiteau    © bertrand desprez
Michto  © bertrand desprez
Michto  © bertrand desprez

Michto   © bertrand desprez

Michto   © bertrand desprez
michto  © bertrand desprez
La famille Moralles prépare en secret, une surprise pour le printemps 2011... à bientôt



Augustin  © bertrand desprez
Carole et Sylvie © bertrand desprez

samedi 25 septembre 2010

Inventaire d'une marche forcée



  Vous voyagez à 300 km/heure, plus rien d'étonnant, les vieux trains corail sont oubliés, fini les vitres ouvertes et les photos encadrées dans les compartiments. Vous arrivez en gare TGV, loin du centre ville, mettons quatre km, là où vous avez rendez vous. Le parking est bondé, les voitures défilent et les taxis attendent leurs clients. Vous aimez marcher et cherchez un plan pour vous repérer. Aucune carte de la ville affichée en gare, les agents ne connaissent pas le nom de la rue où vous vous rendez. A l'heure des smart-phone et GPS, quand la voiture est reine, vous espérez encore vous déplacer comme un aventurier du vingtième siècle. Têtu, votre caractère est authentique, vous vous décidez à tenter l'épreuve. Sortir de la gare, se faufiler entre les centaines de véhicule relève de l'exploit. Puis vous abordez un premier rond point. Personne ne marche, les automobilistes klaxonnent, vous prennent pour un vagabond. Ensuite une seule solution, une quatre voies rapides et la bande d'arrêt d'urgence. Là, vous passez pour un fou. Au bord de la route puis vers la zone commerciale, vous commencez un inventaire des traces humaines inscrites dans le bitume, dans l'herbe des bas-côtés. quelques images de compressions, hommage à César .Vous arrivez dans une zone industrielle et abordez les clients avinés d'un restaurant pour routier, personne ne connaît la rue des Frères Lumières. Exaspération, ronchonnement, déjà une heure que vous marchez et toutes les personnes rencontrées vous demandent où est votre voiture. Mais vous marchez et l'étonnement se lit sur leurs regards. Mais on ne se déplace plus à pieds  au vingt-et-unième siècle,  sauf dans les parcs d'attractions ou les zones piétonnes des centre-villes. Vous arrivez à votre rendez vous et votre client est affolé. Mais pourquoi n'avez vous pas appelé ? Je marche monsieur..



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