Articles les plus consultés

jeudi 15 septembre 2011

Jane Evelyn Atwood, un monde en souffrance, une retrospective remarquable !








© jane evelyn atwood
 Américaine de Paris depuis plus de trente ans, Jane Evelyn Atwood appartient clairement à une tradition du reportage et du documentaire venue d'outre-Atlantique: "concerned photographer", elle pratique le "photo essay" pour des enquètes de fond. 
J'ai eu l'occasion, il y a plus de quinze ans, de faire le portrait de Jane. Chose difficile, les photographes se livre avec "souffrance" à ce jeu du miroir. Mais finalement en trainant du côté de Belleville, au hasard des rues, j'avais réussi un peu à l'apprivoiser ! 
Depuis j'ai fait mon chemin et elle est devenue une des grandes photographes humanistes, une femme intransigeante (ce qui n'est pas mon cas) et impliquée dans son regard sur notre monde en proie aux difficultés de la vie. Elle a abordé des sujets aussi divers que, la cécité, les femmes en prisons:

c'est à partir de1989 qu'elle entreprend de photographier les femmes incarcérées et parvient à avoir accès à certains des pires centres pénitentiaires et prisons du monde, y compris aux quartiers des condamnées à mort. Ce travail monumental de dix années, portant sur quarante prisons dans neuf pays d’Europe et aux États-Unis, reste aujourd’hui un témoignage photographique déterminant sur le sort des femmes emprisonnées. Il a fait l’objet d’un livre publié en anglais et en français et continue d’être exposé dans le monde entier.
, la prostitution, le sida, les conséquences des guerres... 
Fascinée par les personnes hors normes et par la notion d’exclusion, elle pénètre des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou décident d’ignorer.
 Elle se consacre entièrement aux sujets qui la mobilisent, donnant à chacun le temps nécessaire – parfois plusieurs années – pour le sonder au-delà des apparences.
Elle a obtenu le premier prix "Eugène Smith"
Tous ces travaux sont actuellement à la MEP et il ne reste plus que 15 jours pour les découvrir, alors dépêchez vous !!



Autoportrait, 1976
autoportrait de Jane
Jane à une soirée Leica
Les aveugles© JEA
James Baldwin et son frère David, Saint Germain des ...
© JEA
 
femmes en prison © JEA
 

(c) Jane Evelyn Atwood
© Jane Evelyn Atwood
 
 
Bien longtemps après que les guerres soient finies, et durant de longues années, elles poursuivent leur sinistre travail. Elles sont disséminées partout dans le monde et polluent près de cent pays. Elles font une victime toutes les 30 minutes. Ce sont les mines antipersonnel, dispersées dans les campagnes et les villages, dissimulées près des habitations pour mieux tuer, déguisées de couleurs vives pour mieux tromper les enfants. 
 
(c) Jane Evelyn Atwood
 
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
Ses publications incontournables :
Pendant neuf années, dans neuf pays, j'ai photographié des femmes en prison. On me demande souvent comment j'ai pu passer autant de temps sur un sujet aussi triste....   
http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/1/4/6/9782742789641.jpg  
 Un très beau Photo Poche,une collection extraordinaire pour découvrir l'oeuvre d'un photographe
Farouchement libre et indépendante, l'Américaine Jane Evelyn Atwood, parisienne d'adoption, fait preuve depuis plus de trente ans d'une clarté radicale quant aux raisons qui l'ont conduite à devenir photographe.

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
 http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/5/6/7/9782915173765.jpgÀ la fin de l’année 1975, installée depuis peu à Paris, Jane Evelyn Atwood réalise son premier reportage photo, en noir et blanc, dans une écriture à la fois simple, efficace et sensible.
D’une rencontre avec une prostituée de la rue des Lombards, elle découvre un univers où tout la fascine : personnages extraordinaires, costumes incroyables, regards portés sur les hommes… L’entrée de l’immeuble est miteuse, les murs crasseux, le sol couvert de mégots, une odeur de pisse envahissante, mais l’envie de mieux connaître ces femmes convaincra Jane Evelyn Atwood de partager leur vie.

Pendant toute une année, elle passe ses soirées et ses nuits à les photographier dans cette maison de passe. À être patiente et à ne pas trop en demander. À être toujours présente, à prendre des photos uniquement quand le moment s’y prête. Empathie avec ses sujets, immersion, refus du superficiel, respect permanent de l’autre, Jane Evelyn Atwood pactise avec le temps et ne lutte pas contre lui.

Si cette année rue des Lombards a été décisive dans son travail de photographe, elle lui a aussi beaucoup appris, en tant que femme, sur la nature humaine, sur les rapports hommes/ femmes, sur l’argent et le manque d’argent, et sur le pouvoir ou l’absence de pouvoir. De ces rencontres fascinantes, de ce travail exigeant, est née une profonde amitié avec Blondine, une femme extraordinaire qui aujourd’hui encore reste chère à la photographe.

Plus de trente ans après, les éditions Xavier Barral réunissent pour la première fois l’ensemble de ce travail peu connu de Jane Evelyn Atwood, saluée aujourd’hui pour sa photographie sociale. Un bel hommage à ces femmes, à leur générosité, et à ce Paris la nuit de la fin des années 1970.

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

A contre coups
  Ce livre présente 15 portraits et 15 récits de femmes, qui, confrontées dans leur intimité à la violence, ont réussi à s’en “sortir”, et mieux, à se reconstruire.
Ce travail est le résultat de deux ans d’enquête menée par Annette Lucas et la photographe,
Jane Evelyn Atwood, qui ont rencontré, interviewé, et photographié quinze femmes en France, d’âge et de milieux différents, aux histoires singulières.
Résolument optimistes, éloignés de tout misérabilisme, ces portraits, écrits et photographiques, témoignent avec force de la dignité, de l’intégrité et du sentiment de liberté qu’elles ont su reconquérir.
Les photographies sont prises dans le quotidien de chacune des femmes qui témoignent.
Les récits reprennent au plus près leurs paroles. Ils relatent les souffrances, le chemin difficile
qu’elles ont dû parcourir, leur demande de justice, les soutiens nécessaires, et détaillent les étapes de leur reconstructi
on. Ce travail a été confié à Catherine de la Clergerie, auteur dramatique.
 @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

enfin une très bonne émission de radio:  L'ATELIER de Vincent Josse
http://www.franceinter.fr/em/atelier-de/97053

© denis dailleux


dimanche 11 septembre 2011

Oups, il ne vous reste qu'une journée , Brancusi et la photographie !!

 
 vite, il faut se dépêcher !!!

Au cours des années 1920, Constantin Brancusi instaure un dialogue fécond entre sa production sculptée, la photographie et le film. Sur les conseils de Man Ray, il entreprend de réaliser des photographies de ses sculptures et peu après, de les filmer.

À travers un ensemble exceptionnel d'une centaine de photographies et de films inédits, l'exposition montre, pour la première fois, sa production photographique et cinématographique en explorant les divers aspects de cette relation.
LOP Blog oeuvres Brancusi 1

Mieux que tout autre artiste de sa génération, Constantin Brancusi a pleinement conscience de la révolution que les procédés de reproduction analogiques, film et photographie, allaient accomplir sur la perception de l'oeuvre d'art. L'artiste entreprend de rechercher la vérité même des oeuvres reproduites - le dynamisme, l'énergie et les vibrations qui s'en dégagent.

Jeux détonnants sur la lumière et les matériaux, sur le mouvement et sur le cadrage, essais innombrables sur les multiples états possibles d'un même cliché et d'une même oeuvre, allers-retours incessants entre l'image animée et l'image arrêtée, contribuent à la construction d'un regard singulier sur ses productions sculptées.

Par delà la saisie de ses sculptures, ces préoccupations se retrouvent pleinement exprimées dans le reste de sa production filmique et photographique encore peu étudiée - films de voyage, photographies d'amis dans l'atelier, de modèles dansant parmi ses sculptures, essais expérimentaux divers… Constantin Brancusi a, par le prisme de l'enregistrement analogique, accompli une métamorphose profonde de ses oeuvres, les révélant sous un jour nouveau.


photo Hazan Un moment donné: Brancusi et la photographie

Ses photographies semblent avoir joué un rôle essentiel dans ses recherches plastiques. Le sculpteur Constantin Brancusi (1876-1957) a beaucoup photographié son oeuvre. Cette constatation amène l'auteur à proposer une vision renouvelée de l'oeuvre sculpté de l'artiste, mais aussi à reconnaître en lui un novateur en photographie. D'abord cantonnées dans le rôle de simples représentations de ses oeuvres, destinées à informer des amateurs lointains, les photographies prises par Brancusi assument peu à peu une fonction plus active : saisir au vol des assemblages passagers de socles et de sculptures, des rencontres éphémères entre telle et telle des figures qui peuplent ce théâtre qu'est aussi l'atelier, dont le sculpteur est le metteur en scène. L'ouvrage, dans un premier temps, s'attache à restituer cette utilisation de la photographie par l'artiste. Mais Brancusi attribue à la photographie une mission véritablement révolutionnaire à partir du moment où son désir croissant délévation le contraint à vouloir « pénétrer dans le Royaume des cieux », à chercher à créer des formes visibles, donc finies, débouchant sur l'infini, et par conséquent invisibles, immatérielles. Cet objectif, par définition interdit à la sculpture, il demande à la photographie de l'aider à l'atteindre. S'appuyant sur les propos de l'artiste, l'auteur décrit cette ascension spirituelle menée en bois, en pierre ou en métal, comme un combat entre la part terrestre et la part céleste. Ce combat se donne à voir à travers la confrontation des socles et des statues. Ce corps à corps aux fortunes changeantes entre le haut et le bas ne suffit pas, cependant, pour étancher sa soif d'absolu, d'infini. Aussi les Colonnes dites par lui sans fin portent-elles la confrontation à une plus grande hauteur en reprenant à leur compte le modèle médiéval de l'Echelle céleste de Jean Climaque, lui-même dérivé de l'Echelle de Jacob. L'infini, ou Dieu, reste néanmoins hors d'atteinte. La photographie, espère Brancusi, lui apportera le signe visible de la présence autrement invisible de l'infini. Et ce sera effectivement le cas, comme le démontre une poignée de clichés qui, selon la formule d'Ezra Pound parlant ici pour Brancusi, « touchent le ciel ». Cela est dû au fait que Brancusi a découvert que la photographie, tout comme sa proche parente, la peinture, possède le don de montrer non seulement les figures finies, mais le fond infini. En effet, si la volonté du photographe n'accède qu'aux figures, le fond de l'image appartient à l'autre opérateur de toute photographie : le hasard. Or la photographie emboîte, dès sa naissance, le pas à la peinture, laquelle, pour sa part, ne s'était pas encore libérée de l'esthétique de la Renaissance fondée sur la perspective et s'appliquait toujours à bannir le fond de l'image en le cachant sous des arrière-plans. Brancusi est le premier (seul son contemporain Bonnard pourrait lui contester ce rôle de pionnier) à libérer le fond en rendant à l'image photographique son co-auteur légitime, naturel, cet autre opérateur possible de toute photographie : le hasard, maître du fond, à un moment donné. Et c'est pourquoi ces photographies-là ne représentent pas ses sculptures, mais en font partie. Elles les achèvent. L'essai de Pierre Schneider est abondamment illustré de reproductions d'oeuvres de Brancusi, mais aussi et tout particulièrement de photographies prises par l'artiste illustrant les usages variés auxquels il destinait celles-ci dont la majorité (tirées pour la première fois à partir de plaques originales).

My museum Brancusi

Brancusi a été l’assistant de Rodin. Rodin c’était le dieu créateur qui modelait la terre et donnait vie à ses statues. Brancusi, même s’il admire le maître n’est pas à l’aise avec cette idée du sculpteur tout puissant. Pour lui le sculpteur n’est que le révélateur de « l’essence cosmique de la matière ». Quand il choisit son bloc de pierre ou de bois, Brancusi ressent par avance la présence de la sculpture. Sur un des films de l’exposition on le voit au travail, taillant dans la pierre et révélant la sculpture. C’est une sorte d’accoucheur !
constantin brancusi paris

Petits conseils de livres jeunesses voir pour grands enfants !!

Tony Casse-Cou 
Dans cette bande dessinée de 1929, Tony, garnement praguois et son chien Boby se prennent pour des sportifs, des navigateurs, des aviateurs ou des alpinistes. Tout cela finit dans un tonneau de goudron ou en plein désert du Sahara. Sous sa grosse casquette de poulbot, dans sa salopette au fond rapiécé, Tony rappelle les personnages faubouriens, tel Bibi Fricotin, qui ont nourri le répertoire de la littérature populaire pour la jeunesse. Effronté et impertinent, Tony affiche un air canaille et traverse ses épatantes aventures avec panache. Edité pour la première fois en France, ce livre du grand artiste tchèque Josef Lada garde intacte sa force visuelle, entre comique un peu cruel et bestiaire naïf. 
C'est un livre formidable, premier pas vers la bande déssinées 


@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

 Mon premier livre de contes et de comptines 


De la poésie, du lyrisme, une échapée visuelle décoiffante avev une artiste étonnante, 
Franciszka Themerson
Née en Pologne, Franciszka Themerson quitta son pays en 1938 avec son mari, l’écrivain Stefan Themerson, pour s’installer à Londres en 1940. Ils y fondèrent les éditions Gaberbocchus Press. Elle mena de front des activités de peintre, illustratrice, graphiste, décoratrice de théâtre et réalisatrice de films expérimentaux.

 







 



 @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@


 Fou de football 

Cet album à la couverture rigide raconte l'histoire tendre d'un passionné de football qui réalise son rêve. L'amitié des membres de l'équipe et l'effort qu'il fait sur lui-même lui permettent de vivre de beaux moments. Bien écrit et riche en vocabulaire spécifique au football, le texte, traduit de l'anglais par Jean-Paul Lacombe, est très vivant. Il plonge le lecteur dans l'émotion d'un match. Les illustrations originales varient entre la présentation du terrain de foot et les scènes du match dessinées dans des cases telle une bande dessinée. Expressives, colorées et détaillées, elles redonnent à merveille l'ambiance d'un match mouvementé. 
 Colin McNaughton
Colin McNaughton est né à Wallsend-upon-Tyne, dans la comté de Northumberland. Il a suivi des études de graphisme et
d'illustration. Sa réussite est fulgurante ; un de ses grands succès Gros Cochon a été mis en scène par la troupe du Grand Magic Circus. Il habite aujourd'hui à Londres avec sa femme française et ses deux fils. Il a publié une soixantaine de livres pour enfants. L'un de ses titres les plus célèbres Gros Cochons a été porté au théâtre.


@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

Le grand Tomi Ungerer

 Tremolo.
 Tomi Ungerer est né le 23 novembre 1931, à Strasbourg. Fils d'un fabricant d'horloges historien et astronome, il débute dans la vie comme dessinateur publicitaire. Puis il écrit et illustre de nombreux albums pour enfants et collabore à plusieurs magazines. Il a réuni une collection de jouets impressionnante qu'il a fini par donner au musée de Strasbourg. Affichiste, auteur illustrateur, inventeur d'objets, collectionneur, dessinateur publicitaire, c'est un grand artiste à qui l'on doit d'inoubliables albums pour les enfants.
 Image de Tomi UngererLe géant de Zeralda
Les Trois Brigands 



@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
Ma passion pour le cirque m'amène vers ce bel album d'Alan Mets :
Une étoile brille au dessus du chapiteau, sur la colline un mini-clown lui joue souvent de la minitrompette. ETOILE c’est comme çà qu’on l’appelle, joue dans le numéro musical du trio  de clowns. Hélas un nouveau venu, un clown blanc avec une trompette en or massif va éblouir le directeur. Etoile va se faire virer « le minus, du balai ! » Il découvre le chômage, la discrimination, et la vie dans la rue. Sa rencontre avec un chien, le spectacle de rue qu’ils vont offrir aux enfants va changer la donne. Les enfants vont se mobiliser et mettre en déroute le directeur. -
 Etoile

Alan Mets préfère qu'on lise ses livres plutôt que de parler de lui. Car ses livres sont justement faits de ce qu'il aime : d'aventure et de mystère, de pirates et de baleines, de rêverie et d'humour, de personnages loufoques et tendres. C'est le grand défenseur des héros timides ou un peu gringalets. Grâce à lui, avec de l'astuce, beaucoup d'humour et un brin de chance, ils peuvent conquérir leur princesse ou régler son compte au méchant. On dira quand même qu'il est né en 1961 à Paris et qu'après des études de philosophie et de cinéma, il est devenu auteur-illustrateur pour la jeunesse.

Image de Alan Mets

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

lundi 5 septembre 2011

La Rentrée....

Bibi à Vendômes devant mes images du "Lac Supérieur" © hélène Jayet
Le passage est étroit mais suffisant pour un enfant, sa mère ou son père passe de biais en frottant la porte.
Les regards sont inquisiteurs, avec qui je vais me retrouver, quelle est ma maitresse, et les vacances? c'était comment ces vacances ? Et voilà, c'est fait, je suis là en GS 6 avec Raphaël, Fréïa, Aurélien...Ah cette rentrée tant attendue, les universités d'été des politiques, les nouveautés littéraires, la nouvelle grille de programme. Ouah, mais c'est la rentrée !!

© claire Dé

Je regarde mes derniers billets et je me fais cette réflexion: "mais tu ne serais pas un peu feignant par hasard".. Pas un papier au mois d'août et presque rien en juillet...c'est quoi ce cirque...et tes abonnés...!!
© bertrand desprez
 Promis, je vais m'y remettre...très vite

samedi 16 juillet 2011

Le garçon de la Lune d'Ib Spang Olsen et autres merveilles

 

Medialynx Japan Co., Ltd.

Medialynx Japan Co., Ltd. 
 Ce petit garçon dans la lune m'a emmerveillé, certainement pas une découverte car l'auteur dannois a été plusieurs fois primés pour son oeuvre, mais j'avais envie de le partager avec tout ceux qui aime lire des livres avec leurs enfants et celui-là a tous les atouts pour nous faire décoller. Déjà le sens de lecture, il faut retourner le livre et laisser les pages pendre d'elles-même, le petit garçon chute et nous l'accompagnons dans sa quête d'une autre lune ... le dessin est classique mais le travail des couleurs est très intérressant, enfin la dimension poétique de l'histoire est très philosophique....








Né en 1921 ià Copenhague. Il étudie le dessin et les arts graphiquest àt the Royal Art Academy et enseigne en même temps dans des écoles . Active in a wide range of areas besides picture books such as producing TV programs and designing posters and chinaware. Il a gagné de nombreux prix dont l' International Hans Christian Andersen Award en 1972, et le  Graphic Industry Award au Danemark en 1976. Main works include "Thumbelina", "The Little Mermaid", "The Snow Queen" (Fukuinkan Shoten), and the "Autobiography of Hans Christian Andersen -Watashi no Chiisana Monogatari" (Asunaroshobou).
  Medialynx Japan Co., Ltd. Medialynx Japan Co., Ltd.

Klik for at se billedet i stort format
Le prix Hans Christian Andersen, parfois surnommé le petit prix Nobel de littérature, est un prix international décerné tous les deux ans par l'Union Internationale pour les Livres de Jeunesse1 (IBBY) en reconnaissance d'une « contribution durable à la littérature pour enfants ». Il y a deux catégories de lauréats : auteurs et illustrateurs. Le prix tient son nom de l'écrivain danois Hans Christian Andersen, et les lauréats reçoivent une médaille d'or des mains de la reine du Danemark.
En plus du prix, l'IBBY publie une "Liste d'honneur" biannuelle de nouveaux livres pour la jeunesse choisis pour leur excellence par les sections nationales de l'IBBY, dans les domaines de l'écriture, l'illustration et la traduction de livres pour enfants

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

un clin d'oeil circassien pour un auteur connu : Quentin Blake
 http://www.quentinblake.com/
Son Clown est également une fable sociologique bien ficelée avec un humour décapant et un dessin épuré, j'adore !!


Clown.jpg

Cet album sans texte est un véritable condensé d'émotions. Tristesse, peur, méchanceté mais aussi joie, amitié, espoir sont exprimés dans le trait énergique de Quentin Blake. Quand certains retrouveront un peu le mime si expressif de Charlie Chaplin, d'autres apprécieront l'humour caricatural qui fait penser à celui de Sempé. En suscitant une si large gamme de sentiments, cet ouvrage révèle la puissance de l'imagination et suscite le goût de lire. Recommandé par le Ministère de l'Education Nationale, pour le cycle 2 de l'école primaire, ce livre a reçu le prix Ragazzi Fiction Enfance de la foire internationale de Bologne.

Artiste génial aimé de tous, gloire internationale du livre de jeunesse, amoureux de la France et de la poésie française, QUENTIN BLAKE nous convie à une promenade en compagnie de Charles d'Orléans, La Fontaine, Rimbaud, Desnos, Prévert, Queneau ou Brassens.
Au gré des illustrations de Quentin, les poèmes qu'il a rassemblés dans ce " carnet de voyage " nous conduisent de la gravité à la joie, de la mélancolie à l'éclat de rire... Comme dans la vie.

mercredi 13 juillet 2011

Brassaï et l'Amérique à Montpellier


Med_p-47-jpg
New York, 1957 © photo Brassaï /Estate Brassaï
C’est par hasard qu’Agnès de Gouvion Saint Cyr a retrouvé dans les archives de Brassaï les diapositives de cette commande pour Holiday, restée totalement méconnue. Elle en fait un livre, et une exposition au Pavillon populaire de Montpellier, en réalisant des tirages modernes. On a bien du mal à y reconnaître les photos pensives et soigneusement composées, parfois posées, du Brassaï de Paris de Nuit : aux Etats-Unis, le photographe semble plus proche de la photo de rue, instantanée et mouvementée. « En France, Brassaï était dans une position de guetteur. C’était impossible à New York, dans la foule et le bruit », explique Agnès de Gouvion Saint Cyr.

Jusqu’au 30 octobre 2011, la Ville de Montpellier accueille en avant première mondiale, l’exposition "Brassaï en Amérique, 1957", au Pavillon populaire. Cette exposition permet de découvrir une partie de l’oeuvre photographique de Brassaï jusqu’ici ignorée, et en grande partie en couleurs, lui qui, jusque là, était uniquement connu pour sa pratique en noir et blanc.
 
« En 1957, invité par le magazine Holiday qui lui passe une commande photographique et lui donne, pour cela, carte blanche, Brassaï, pour la première fois, visite l’Amérique. Il n’existe pas plus grande disparité entre son territoire parisien, sur lequel il exerce depuis les années 30 son oeil de photographe, et la civilisation urbaine américaine à laquelle New York le confronte. Cette différence de culture, de mode de vie, excitent Brassaï.
Le voici lâché dans la ville américaine, suivant ses instinct de photographe de rue, conscient des contrastes auxquelles son habituel sens du pittoresque européen le confronte, acceptant cette mise à l’épreuve, au fond bien excitante.
 
 Pavillon Populaire - Galerie d'art photographique de la Ville de Montpellier
Tous les jours sauf le lundi de 11h à 13h et de 14h à 19h - Entrée libre
Esplanade Charles De Gaulle - 34 000 Montpellier
Tél. : 04 67 66 13 46 - 04 67 34 88 80
Visites gratuites et accompagnées à la demande / groupes sur rendez-vous
brassai2.JPG
Brassai  New York 1957 - photo Brassaï/Estate Brassaï
  
 
50 images en couleurs et 110 tirages d'époque en noir et blanc impubliés du célèbre photographe sont ainsi présentés. Des images réalisées en 1957. Brassaï avait été invité par le magazine Holiday qui lui passe une commande photographique et lui donne, pour cela, carte blanche. Pour la première fois, ol visite l'Amérique. "Il n'existe pas, explique Gilles Mora, directeur artsitique, une  plus grande disparité entre son territoire parisien, sur lequel il exerce depuis les années 30 son oeil de photographe, et la civilisation urbaine américaine à laquelle New York le confronte.[...] Mais Brassaï a le génie de l'adaptation. Il prend vite la mesure de cette formidable culture, toute pleine d'énergie et de surprises visuelles».
 
 
 
 

brassai.JPG
Brassai  New York 1957 - photo Brassaï/Estate Brassaï

Brassai  New York 1957 - photo Brassaï/Estate Brassaï

Med_p-47-jpg
New York, 1957 © photo Brassaï /Estate Brassaï

Quand Brassaï arrive dans la ville, ses images enregistrent un choc, suivi d'une euphorie. Alors au faîte de sa puissance, la capitale du monde impose au plus parisien des grands photographes ses gratte-ciel dévorant la brume, ses gares basiliques abreuvées de lumière... Gigantisme et verticalité s'y déclinent dans une frénésie répétitive: fenêtres d'immeubles, articles à vendre, et même les individus, souvent photographiés en groupes et d'autant plus mystérieux que Brassaï parle mal anglais.

Il faut remercier Agnès de Gouvion Saint-Cyr, exécuteur testamentaire de Brassaï, d'avoir retrouvé ces images oubliées, qui constituent l'événement photographique de l'année.   

C’est par hasard qu’Agnès de Gouvion Saint Cyr a retrouvé dans les archives de Brassaï les diapositives de cette commande pour Holiday, restée totalement méconnue. Elle en fait un livre, et une exposition au Pavillon populaire de Montpellier, en réalisant des tirages modernes. On a bien du mal à y reconnaître les photos pensives et soigneusement composées, parfois posées, du Brassaï de Paris de Nuit : aux Etats-Unis, le photographe semble plus proche de la photo de rue, instantanée et mouvementée. « En France, Brassaï était dans une position de guetteur. C’était impossible à New York, dans la foule et le bruit », explique Agnès de Gouvion Saint Cyr.


À New York comme en Louisiane, le photographe utilise la couleur pour la couleur, avec gourmandise, s’attardant sur des enfants endimanchés jouant à la balançoire, faisant ses choux gras des répétitions formelles des poussettes de triplés, des publicités géantes sur la Cinquième Avenue, des frous-frous chatoyants accrochés aux devantures, des rayures jouant avec les petits carreaux des maillots sur les bateaux de croisière du Mississippi. Autant de signes d’une nouvelle société de consommation.
On retrouve aussi le Brassaï ami des surréalistes, attiré par l’incongruité des mannequins dans les vitrines. Et celui que ne cesse de séduire la sensualité des femmes, alors qu’à la même époque, la « Street photography » américaine a, selon le spécialiste Gilles Mora, une approche beaucoup plus clinique de la rue.
« Ce que j’ambitionne, expliquait Brassaï, c’est de faire quelque chose de neuf et de saisissant avec le banal et le convenu. » Rien ne dit si, à son retour, en découvrant ses films développés à Paris, il eut le sentiment d’avoir rempli son contrat.








Brassaï le New-Yorkais

Brassai  New York 1957 - photo Brassaï/Estate Brassaï