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vendredi 26 novembre 2010

Monocycle, un art de vivre...




© bertrand desprez
cirque Morallès  © bertrand desprez 


Tout est affaire de décors, changer de vie, changer de...bicyclette. Une roue s'échappe, le guidon décolle, les freins disparaissent, le monocycle surgit comme un pur-sang dans la pampa. Chevaucher la bête demande un apprentissage assidu, un équilibre certain, des chutes agaçantes, pour enfin s'élancer vers l'aventure les bras libre et le coeur battant 

 En parcourant les sites internet, on trouve des vidéos, des images complètement folles, on joue au basket en monocycle, on peut descendre des montagnes sur un pneu trail. Certains organisent des courses avec des roues de 90, incroyable... 

Mais le plus fou, ceux sont les riders urbains, descendant des escalier, roulant sur des rampes de 5 cm de large, bref du free style, un cirque permanent. Etre en équilibre...un art de vivre

Bertrand Desprez, monocycliste-photographe

Didier Mugica  © bertrand desprez




















mercredi 23 juin 2010

la bouche en carton


© azylis rouaud

Jamais je n'étais monté sur scène, côté jardin, attendant derrière le rideau le moment fatidique où il est impossible de faire marche arrière. Cela faisait deux heures que j'attendais en coulisse, répétant mes quelques notes de trompette (la panthère rose) et chevauchant mon monocycle avec fougue. Le spectacle commença par une chorégraphie contemporaine puis enchaîna rapidement sur le cirque, le grand avec funambule et grand bazar !


Je regardais les petits avec émerveillement puis les adolescents avec envie car leurs corps étaient souples et bondissants, salto, saut périlleux et trampoline acrobatique sans problèmes. Alors ma bouche devint carton pâte, mes jambes se durcirent comme celles de pinochio. La boule m'attendait et le rideau était fermé.....

© azylis rouaud

Quelques minutes plus tard, tout était terminé, couac à la trompette, étalement horizontale avec le monocycle, heureusement les pyramides furent égyptiennes, solaires et royales ! Mais quel bonheur d'être sur scène, mais quelle horreur d'entrée en scène, pendant plus de vingt-cinq ans j'avais photographié la vie, ses coulisses, ses trépidations et là je me retrouvais confronté au public, en direct sans images accrochées au mur.

© azylis rouaud


Je me suis soudain senti vivant, extrêmement vivant et terriblement humain.